Américains in the City of Light

EXPO : De PARIS to New York…. Les américains in the City of Light.

Avec l’élection d’Obama, les Etats-Unis et a fortiori NY sont redevenus tendance et dignes d’attention, même dans les pays où l’anti-américanisation s’y faisait la plus palpable. Ainsi, l’actualité culturelle parisienne y consacre une grande partie de ses expositions. Jusqu’au 22 Mars se tenait au jeu de Paume une exposition sur Robert Frank. Elle se termine après avoir fait beaucoup parlé d’elle et laisse place à un artiste majeur dont maintenant tous les médias français parlent : ANDY WARHOL. Il a littéralement pris d’assaut la capitale française. On le voit partout, à croire qu’il se reproduit à la manière de ses tableaux qu’il a peints en série.

Robert Frank


  On doit à Robert Frank d’avoir associé et fait dialoguer photographie et poésie, littérature et peinture, initiant un langage qui affirme sa subjectivité tout en intégrant l’héritage de la photographie documentaire.  L’exposition propose un dialogue entre la sélection de photographies de « Paris » (deuxième salle), et l’intégralité des photographies du livre Les Américains (première salle), prêtées pour l’occasion par la Maison européenne de la photographie. Ce livre provoqua un tollé lors de sa publication en 1958.
La série « Paris » est la plus captivante en ce qu’elle semble être le fruit de déambulations improvisées du photographe dans les rues de la capitale. Appréhendées dans leur ensemble, ses photographies constituent un véritable récit visuel. Au tout début des années 1950, alors qu’il était déjà installé à New York, il a réalisé des images de Paris.

Robert Frank en bref :
Né en Suisse, il émigra aux USA en 1947. Un an plus tard, il fait un tour du Pérou, questionnant le visage opaque des indiens. Par la suite, il vivra à Paris : début des années 50. Il se prend pour un surréaliste ; il photographie les parapluies abandonnés, les vieilles devantures et les filles aux yeux tristes. Le Vieux Continent était probablement trop mélancolique pour lui. Il retourne aux USA et traverse le pays au volant d’une vieille Ford. Jusqu’à présent, il ne connaissait que l’Est, que New York et ses grattes-ciel. Il découvrit alors les vastes espaces, voyage en aveugle et dort dans des motels. L’inconnu lui fait abandonner ses tics de photographe professionnel, à savoir les cadrages esthétiques, les mises au point sophistiquées et les tirages contrastés. Ses photos sont en conséquence plus spontanées. Par exemple, il photographie à l’arraché et se moque du flou. L’Amérique qu’il nous donne à découvrir apparaît comme lointaine de celle que l’on avait en tête dans l’après-guerre : une Amérique des marges, des exclus, des noirs victimes du racisme,… Ses clichés sont teintés par sa solitude existentielle et c’est précisément ce qui leur donne un grand intérêt.

Kerouac dans la préface du livre Les Américains 
« Robert Frank, suisse, discret, gentil, avec ce petit appareil qu’il lève et déclenche d’une main, a extrait de l’Amérique un poème triste sitôt transposé sur pellicule, trouvant ainsi sa place parmi les poètes tragiques du monde. »

Andy Warhol

1) Wahrol Tv (18 février – 3 mai 2009)
Question posée à Andy Warhol : « Comment définissez-vous la télévision ?  
 «  Des imprimés en mouvement »

  Warhol se tourne en 1973 tout naturellement vers ce medium qu’est la télévision pour en faire le vecteur de ses obsessions. Pourquoi tout naturellement ? Parce qu’il s’agit d’un moyen de communication moderne et massif et d’un outil idéal de promotion. Son grand rêve est d’avoir une émission de télé à lui. 

L’exposition consiste en un zapping géant dans l’univers télévisuel de l’artiste, à travers les extraits les plus représentatifs des différentes étapes de sa production télévisuelle. Un voyage au coeur de ses obsessions, amours et fascinations. Il s’agit du seul sujet qui n’a pas encore été inexploré chez cette icône. 
La création télévisuelle d’Andy Warhol est abordée selon les thématiques suivantes : 
– La création des  débuts : les  « soap operas » 
– A la recherche des talents dans la chanson, la mode, le cinéma 
– La fascination d’Andy Warhol pour la beauté… 
– … pour les artistes… 
– … pour la transformation 
– Minutes de célébrités d’Andy Warhol à la télévision : son passage dans l’émission « Saturday night live » 
– Les mondanités et les célébrités dans l’objectif d’Andy Warhol 
– Warhol joue son propre rôle 
– Le dernier épisode de Fifteen Minutes : l’oraison funèbre d’Andy Warhol prononcée par Yoko Ono 

  Ces extraits sont proposés sur de multiples écrans, projetés ou diffusés sur moniteurs, dans une scénographie qui privilégie le confort. Pour la première fois, la majorité des programmes a été traduite et sous-titrée en français. 
Résumé des étapes de la Warhol TV

–> 1973-1975 : les “soap operas” 
Vivian’s Girls (1973), Phoney (1973) et Fight (1975) 
Andy Warhol imagine de petites séquences filmées destinées à la télévision, des « Soap Operas » stylisés, 
réalisés avec les habitués de la Factory, dans lesquels il explore le mélodrame télévisuel. Ces premières 
vidéos ne seront finalement jamais diffusées à la télévision.
–> 1979-1980 : Fashion 
Warhol réalise 10 épisodes de Fashion. La série se focalise sur l’univers de la mode, de la création et des 
mannequins. 
–> 1980-1983: Andy Warhol T.V.  
En 1980, Warhol crée carément la maison de production Andy Warhol T.V. Productions. 
La série Andy Warhol’s T.V. reprend la formule d’Interview en se composant uniquement d’entretiens. 
–> 1985 : Fifteen Minutes 
En 1985, MTV se tourne vers Warhol pour développer une série hebdomadaire qui prendra pour titre Fifteen Minutes, en référence à sa 
phrase : « A l’avenir tout le monde aura ses quinze minutes de célébrité » (Moderna Museet, 1968). Le milieu mondain et artistique se retrouve une nouvelle fois sous l’objectif de Warhol. Sa mort en 1987 interrompt la série après cinq épisodes. 
2) Grand Palais (18 mars – 13 juillet 2009)
Le Grand Monde d’Andy Wahrol

  À partir des années 60 et jusqu’à sa mort, Andy Warhol réalise, sur commande et selon un procédé qui se systématise, les portraits de dizaines de personnalités diverses, célèbres (à commencer par Marilyn Monroe) ou inconnues, remettant ainsi à l’honneur un genre négligé le Portrait, en y appliquant de nouveaux codes. Dans ce miroir, tout ce grand et petit monde se regarde, fasciné.
Aux côtés de stars du cinéma et de la musique, on trouve des portraits d’artistes, de collectionneurs et de marchands, d’hommes politiques, de couturiers, de personnalités de la Jet-set. Connus ou moins connus, tous y gagnent un peu de cette aura que procure le génie de Warhol. Avec cette série, Warhol dresse le tableau d’une société tout entière tout en génrant une nouvelle forme de production artistique, sérielle, presque industrielle.
Warhol réalise ses portraits à la « Factory », son atelier à New York. Le processus devient systématique : maquillage et prise de vue de ses modèles au Polaroïd Big Shot, sélection des clichés, peinture et transposition sérigraphique.
Deux cent cinquante œuvres (parmi le millier de portraits peints depuis le début des années soixante) sont présentées aux côtés de grands thèmes qui permettent d’ouvrir l’exposition sur une vision rétrospective. L’exposition constitue ainsi une archive sans précédent dans l’histoire de la peinture et de la photographie.
« All my portraits have to be the same size, so they’ll all fit together and make one big painting called Portraits of society. That’s a good idea, isn’t it ? Maybe the Metropolitan Museum would want it someday. »
« Tous mes portraits doivent avoir le même format pour qu’ils tiennent tous ensemble et finissent par former un seul grand tableau intitulé Portrait de la société. Bonne idée, non ? Peut-être que le Metropolitan Museum voudra l’acquérir un jour ».
Ouverture et horaires
Tous les jours (sauf le mardi) de 10 h 00 à 22 h 00 (20h le jeudi)

Prix d’entrée
Plein tarif : 11 €
Tarif réduit : 8 € (13-25 ans, famille nombreuse, demandeur d’emploi)

Billet jumelé donnant accès aux deux expositions (Warhol et Une image peut en cacher un autre) :  19 € ou 16 € (réduit)
Gratuit pour les moins de 13 ans. 
Adresse 
3, avenue du Général Eisenhower 



75008 Paris
Métro  : Champs-Élysées-Clemenceau (lignes 1 et 13), Franklin Roosevelt (lignes 1 et 9) 


Activités culturelles gratuites autour de Warhol : conférences-rencontres, ciné-midi, films.
Les rendez-vous du mercredi soir à 18 h 30 (On insistera sur le premier du 25 Mars et le dernier du 24 Juin parce qu’ils proposent une nouvelle perspective très intéressante sur une icône vue et revue mais en réalité si peu connue)
Accès gratuit, entrée prioritaire sur présentation d’une contremarque à retirer aux comptoirs d’accueil, à compter de sept jours avant la date de la manifestation.
Adresse : Square Jean Perrin 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris (Auditorium, entrée Champs-Elysées) 








Mercredi 25 mars : Le Grand monde d’Andy Warhol, enjeux d’une exposition 
Par Alain Cueff, commissaire de l’exposition 



L’oeuvre de Warhol serait la quintessence du pop, le reflet d’une époque où les fastes de la consommation instruisaient la culture. Pourtant, l’artiste lui-même n’a jamais fait le moindre crédit à cette notion de Pop Art.

Mercredi 1er avril : L’argent parle 
Par Elisabeth Lebovici, historienne et critique d’art 
Mercredi 8 avril : La ressemblance affolée ou le portrait au-delà du principe d’identité 
Par Jean-François Chevrier, professeur à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris 
Mercredi 13 mai : Table ronde  : Les artistes contemporains et Andy Warhol 
Quatre artistes présentés dans l’exposition du Grand Palais à discuter de l’influence de Warhol sur la création contemporaine  : Stéphane Calais, Philippe Mayaux, Bruno Peinado, Wang Du (sous réserve). 
Mercredi 20 mai : Religion et spiritualité d’Andy Warhol 
Par Cécile Guilbert, essayiste, romancière et critique, auteur de Warhol Spirit, Prix Médicis Essai 2008 
Mercredi 24 juin : Warhol prêt-à-porter ? 
Par Judicaël Lavrador, critique d’art 



Ex-dessinateur de publicité soignant son look, entouré de dandys et de fashion victims, Warhol apparaît comme un artiste branché en permanence sur l’air du temps. Toutefois, lorsque l’on regarde de plus près, son rapport à la mode se révèle complexe. D’une part, son oeuvre s’imprègne d’une relation à l’éternité, à la mort et au passé en opposition avec l’éphémère cultivé par la mode. D’autre part, Warhol rejette la confidentialité ou l’élitisme des créateurs de mode ; il entend être pop, c’est-à-dire tremper dans la low culture des mass media. Y-a-t-il alors un malentendu entre Warhol et la mode ? Comment l’un use et abuse de l’autre et vice versa ?

3) La vache de Mr Wahrol (jusqu’au 31 Décembre 2009)
Le Musée en herbe à Paris accueille l’exposition « La vache de Mr Warhol ». Ouverte aux enfants âgés de quatre ans et plus, cette présentation originale de l’art du chef de file du Pop Art mêle pédagogie et divertissement, culture au sens artistique et culture générale. On y apprend qui est Andy Warhol mais aussi et surtout qui est la vache.

La star de l’exposition « La vache de Mr Warhol » est…. une vache. C’est une évidence. Quel rapport avec Andy Warhol ? Eh bien, c’est simple : ne connaissez-vous pas le célèbre portrait de la vache ?

Les enfants se voient déguisés pour l’occasion en petits… veaux. Si, si, je vous assure : le parcours est ludique. Qui a dit que le musée était ennuyeux ? Sûrement quelqu’un qui a raté le film Musée Haut, Musée bas de Jean-Michel Ribes. Lieu de vie, d’éducation, de culture pour tous et d’expérimentation, le musée est bel et bien vivant. 
La vie de vedette de la vache y est montré puisqu’elle fut la muse d’un artiste célèbre, mais sa vie basique, simple mais cruciale de vache à lait n’est pas oublié. Les français se rappellent tous d’un sondage qui avait fait parler de lui dans les années 90. Un pourcentage élevé des petits parisiens ignorait. L’éblouissante Paris a toujours dénigré sa province, « le reste » et la province voulait prendre sa revanche.
Dans un décor Pop Art (évidemment !), les bambins, qui se déplacent désormais en vrai troupeau, se retrouvent au beau milieu d’une dizaine de vaches. Elles sont disposées autour d’une brique de lait géante. Chacune de ces vaches propose aux enfants une activité destinée à mieux faire connaître l’animal et son lait. Personne n’échappe à la traite et à la dégustation du lait.

La visite se poursuit dans l’atelier de l’artiste, la fameuse « silver factory ». 
Dans cet univers plein de paillettes et de couleurs, les enfants apprennent à connaître Andy Warhol à travers les éléments de sa vie et une douzaine de reproductions de ses œuvres… le tout dans une ambiance musicale du groupe de rock mythique, les Velvet Underground, dont Andy Warhol était très proche.
Cerise,sur le gâteau, pendant toute la durée de l’exposition, des ateliers et des événements sont organisés autour de Warhol, du Pop Art, de la vache et du lait. Les enfants peuvent donc tester la sérigraphie, décorer des vaches, apprendre à faire du beurre ou encore écouter les interventions d’artistes et d’éleveurs.
Comment réussir sensibiliser les enfants à l’art et à la culture sans les assommer et les endormir ? Sylvie Girardet, co-fondatrice du Musée en Herbe a  trouvé la réponse.

Musée en Herbe (1er arrondissement).  
Visite guidée (1h) : 10€ / enfant et 6 € / adulte – réservation obligatoire
Merc, Sam et Dim : 11h, 14h 15h et 16 h et tous les jours pendant les vacances.
Matthiey Pillsbury
Expo à NY –> Matthew Pillsbury: An American in the City of Light
Mercredi, 4 Mars au 18 April 2009
French Institute Alliance Française Gallery, 22 East 60th Street
gratuit et ouvert au public
Mardi-Vendredi: 11h–18h 
Samedi: 11h–17h 
Le French Institute Alliance Française présente une exposition dans la F.I.A.F. Gallery de l’oeuvre de Matthew Pillsbury. Dans une série de photos exclusives prises l’année dernière, ce photographe américain, élevé en France, saisit la fabuleuse ville de Paris. S’inspirant de ses origines biculturelles, Pillsbury donne aux New Yorkais une représentation époustouflante de la capitale. 
Ses photos abordent les thèmes du mouvement, de l’éphémère et des espaces cosmopolites. A l’aide de la lumière naturelle, chacune a nécessité un temps d’exposition très long. Le  naturel de la source de lumière déforme les formes humaines, rendant les silhouettes floues dans le tourbillon de l’activité.
Les clichés de M. Pillsbury font partie des collections de musées récents, y compris le Guggenheim et la Tate Modern. En 2007, il gagna le précieux award Fondation HSBC pour la Photographie  pour l’acuité visuelle de son travail. 
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