Paris face à la crise

Paris face à la crise :
la France est-elle masochiste ?
    
Alors que nos huit autres mégalo-métropoles s’acharnent pour lutter, l’ennemi numéro 1 de Paris et de la France est….. NON pas la crise mais….. la France elle-même. Dans une situation de crise, c’est-à-dire comme l’indique l’étymologie (crisis veut dire croisement en grec) un moment où il s’agit de prendre un chemin ou un autre, les choix de Paris seront décisifs : Paris va-t-elle briller d’un nouvel éclat ou sombrer ?
Laissez-moi vous conter une petite histoire que les britanniques aiment à croire. Dieu a créé le plus beau pays du monde, la France, et pour rétablir un juste équilibre vis-à-vis des autres, il y a mis… le peuple français. On leur donnerait facilement raison. Les français ne méritent pas la France. Ils se plaignent de Paris, ville-musée, au lieu de se rendre à l’évidence. Si Paris est « endormie », ils en sont les premiers responsables. Le monde entier fantasme sur Paris et ce sont les seuls à ne pas y croire.
En effet, la France et sa tendre capitale ont tous les atouts pour se redresser rapidement de la crise, encore faut-il en avoir conscience. Il manque à Paris l’énergie, la confiance et le dynamisme du peuple français. Beaucoup de diplômés d’universités prestigieuses ont quitté Paris pour Londres. Résultat : aujourd’hui, la livre sterling en chute, ils reviennent. Pour que cette fuite des cerveaux cesse, c’est toute l’image de Paris en France qu’il faut redorer. On le répète : la capitale française n’est pas que capitale du tourisme, c’est aussi et d’abord la capitale économique européenne.

Le gouvernement de Sarkozy, apparemment, ne l’a pas compris et s’il continue, la France va droit dans le mur. Dans quelle mesure la France a-t-elle les moyens de se redresser ? Elle excelle pour ce que l’on pourrait désormais appeler « le remède » à la crise. Le France vend du rêve et de l’immatériel à des consommateurs qui ne sont plus à la recherche de biens concrets (voitures, télévision, etc…) mais en quête de vraies « expériences esthétiques » ou, plus simplement, en quête de bonheur. La France offre un monde de services (1), un monde de luxe (en plein boom) et un monde de culture (la fameuse exception culturelle). La France divertit mais non à la manière d’Hollywood, avec une classe et raffinement proprement français.
(1) cf. les dernières campagnes publicitaire des Aéroports de Paris (« Bienvenue au coeur d’un monde de services ») et de la SNCF avec son billet « qui inclut un monde de services ».
La culture permet de fuir la crise et si le magazine Times avait raison en affirmant la mort prochaine de la culture française alors c’est toute la France qui meurt avec. La France sans sa culture, sans son rayonnement culturel et leurs retombées économiques directes comme indirectes, n’est rien. La France sans la mondialisation et les marchés asiatiques en pleine croissance n’est rien. La France sans les immigrés n’est rien.
Alors, la question est simple : la France, que les Allemands aiment à moquer en la désignant ironiquement de « Grande Nation », va-t-elle prendre la bonne direction ? Les Français vont-ils réagir face à un gouvernement qui refuse de comprendre ? Le pays est paralysé par les grèves et la poursuite du mouvement social. Les universités sont bloquées depuis plusieurs mois. On s’énerve, on perd patience, on se crispe. Entre une gauche quasi inexistante, incapable de se ranger derrière un leader, d’être crédible et une droite qui, comme une chienne fidèle, n’oppose que trop rarement de critiques face à l' »Hyperprésident », on est en droit de se demander qui va sauver le pays des Droits de l’Homme. Peut-être les hommes justement (en l’occurrence le peuple français), du moins espérons-le…. Suite au prochain épisode.
  
LES ATOUTS DE LA FRANCE DANS UN MONDE GLOBAL…. Démonstration en 9 points avec des chiffres et exemples concrets à l’appui
  
1) 1er ATOUT : EN PLEINE CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE
Nombre d’enfants en moyenne par femme (Insee, 2007)
France = 2      Royaume-Uni = 1,8      Espagne / Italie = 1,4          Allemagne = 1,3
En 2008….  64 millions d’habitants en France = chiffre que l’on prévoyait pour 2015
 Croissance naturelle française = 65% de la croissance naturelle de la population européenne (sur 448 000 nouveaux nés, 290 000 étaient français)
La France retrouve son hégémonie d’antan d’une manière pacifique et naturelle. Rappelons qu’avant l’unification de l’Allemagne, la France était de loin la première puissance continentale. Sa population dépassait largement celle de ses voisins. Cette importante croissance naturelle constitue une excellente nouvelle pour l’industrie du logement, pour les retraités, le marché du travail et le marché intérieur (qui reste aujourd’hui le principal moteur de la croissance française). Les autres pays, l’Allemagne en tête, « se meurent » et feraient mieux de favoriser et réguler l’immigration plutôt de la blâmer.
  
2) 2ème ATOUT : UNE GEOGRAPHIE DIVINE
Manche = 1ère façade maritime au monde
Méditerranée = 1ère façade touristique au monde
Espace maritime français :
– 11 millions de kilomètres carrés
– la seule surface maritime à couvrir les 3 océans
2ème ou 3ème puissance agricole au monde (le Bassin Parisien est une des plus grandes plaines à blé au monde)
2ème pays en nombre de sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO (30, derrière l’Italie avec 40)
La position de la France, au centre de l’Europe de l’Ouest, est depuis l’Antiquité son plus grand atout. Seul lien terrestre avec l’Espagne et le Royaume-Uni, à la jonction de deux systèmes maritimes mais en même temps bien intégré dans le continent, la forme particulière du territoire français est un don du ciel. Sa place de premier pays touristique au monde n’est pas uniquement due au rayonnement de sa capitale mais d’abord et surtout à l’extrême diversité de son territoire : deux mers, deux océans, deux grandes chaînes de montagne, des volcans, de grandes plaines, etc….
Pour illustrer l’importance de cette place, on prendra l’exemple le plus évident : le choix de Disneyland. Sur 4 sites présélectionnés, (2 en France, 2 en Espagne), c’est finalement Marne la Vallée qui accueille le parc d’attraction. Depuis 1992, il a attiré plus de 200 millions de visiteurs, s’imposant comme site le plus visité d’Europe. En 2008, pas moins de 15,3 millions de personnes s’y sont rendus. Ce parc a même permis l’ouverture à Val d’Europe du plus grand centre commercial européen.
    
3) 3ème ATOUT : DES TRANSPORTS PERFORMANTS
– Charles de Gaulle = 5ème aéroport du monde pour les passagers (60 millions par an) 6ème aéroport du monde et 1er en Europe pour le fret
– 1/2 du trafic européen à grande vitesse est français
– 3ème pays du monde en termes de kilomètres d’autoroutes par habitants
– 30 véhicules par km2 de route contre 65 en Allemagne
Un territoire géographiquement idéal ne suffit pas. Il faut qu’il soit bien desservi. C’est le cas.
Charles de Gaulle fête ses 35 ans et le terminal 1 s’est refait une beauté. Après cinq ans de travaux et 280 millions d’euros dépensés, c’est une réussite : une capacité d’accueil de 10,8 millions de passagers par an. Désormais, les Aéroports de Paris vont pouvoir mieux répartir les compagnies et fonctionner comme un vrai hub. En 2008, Charles de Gaulle est devenu le cinquième aéroport mondial derrière Atlanta, Chicago, Londres et Tokyo mais désormais devant Los Angeles. Depuis Avril 2007, le CDG Val, une ligne de métro automatique, permet de traverser l’aéroport entier en dix minutes seulement alors qu’avant, il fallait emprunter des bus qui mettaient le double de temps. Après le Terminal 3, que l’on a baptisé « La Galerie Parisienne », son jumeau le Terminal 4 est prévu pour l’été 2012 avec une capacité de 7 millions de passagers par an ce qui portera la capacité totale de l’aéroport à plus de 80 millions par an.
la grande vitesse française en 2007 avec les prochains projets
Le TGV s’exporte désormais dans le monde entier et place la France juste derrière le Japon pour les pays de la « grande vitesse ». En 2007, soit 25 ans après le premier service commercial, le bilan avait de quoi réjouir : 1 200 000 000 passagers transportés, 1 540 kilomètres de lignes et 250 gares qui ont remodelé la géographie de l’espace français. Les rames ont été souvent si insuffisantes qu’il a fallu les doubler en fréquence et en capacités.
On découvrira bientôt le plan des futurs projets français pour 2014. A priori, le temps des trajets devrait être réduit grâce à des TGV nouvelle génération circulant à près de 360 km/h. Voici les temps de trajet que l’on peut prévoir même si tout cela reste hypothétique puisque pas moins de 9 milliards d’euros doivent être investis pour que ces projets deviennent effectifs d’ici à 2014 :
Paris – Lyon : 1h30
Paris – Lille : 50 min
Paris – Strasbourg : 1h57
Paris – Rennes : 1h27
Paris – Toulouse : 2h53
Paris – Brest : 3h
Le passage au 360 est symbolique et permettrait au train de définitivement concurrencer l’avion sur le territoire français. Placer Lyon à 1h30 de Paris, Bordeaux et Strasbourg à moins de 2h offre des perspectives économiques juteuses. Le TGV représente l’avenir. On a plus qu’à prier et attendre le cahier des charges d’Alstom, courant 2009.

    De surcroît, un autre atout français consiste en un récent mais rapide réinvestissement du centre ville par les transports verts et qui s’intègrent dans l’espace urbain : le tram et le velib’. Le tram a littéralement pris d’assaut Paris et Lyon, s’imposant comme le transport en commun le plus plébiscité. Quant au Vélib’, il n’a pas seulement « passer le périph’ » (ce qui déjà est symptomatique de son succès) mais a été exporté jusqu’aux Etats-Unis.

    
4) 4ème ATOUT : UN ETAT PROTECTEUR
– 5 millions de fonctionnaires employés directement ou indirectement par la France
– Record du monde de « transferts sociaux » (qui sont des amortisseurs de crise) : 31% du PIB français sont consacrés aux indemnités de protection (chômage, RMI,…) et de base (santé, famille, retraites,…). C’est le double des américains, 6 points de plus que les britanniques et 3 de plus que les allemands.
– Record du monde de l’indemnisation pour le chômage (durée et prestations)
– Record du monde des prêts immobiliers avec le plus avec le plus bas taux de défaut
On s’en moque, on le critique, on le ridiculise…. cet Etat français trop présent, trop protecteur, « à la limite du système soviétique » ose-t-on même dans les milieux les plus conservateurs. Et pourtant, aujourd’hui, les français peuvent le remercier. Les anglais ont tout déréglé, déréglementé et flexibilisé. Le résultat est là : la crise les frappe de plein fouet ; la City de Londres vit un cauchemar financier. La dette française qui inquiétait l’Union européenne il y a encore quelques mois s’est vu rapidement dépassée par la dette de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Entre un Londres qui a pour habitude de se surendetter et un Berlin trop rigoureux, Paris fait maintenant des envieux dans l’Union. Dans cette ville, le capitalisme familial reste majoritaire. Les grandes familles françaises qui investissent à la bourse de Paris s’intéressent plus à la pérennité qu’aux rendements à court terme. Le modèle anglophone et son surendettement excessif ont montré leurs limites tandis que la protection sociale à la française et son important secteur public limitent les dégâts.
  
5) 5ème ATOUT : UN ETAT CENTRALISE MAIS QUI NE VAUT PAS QUE POUR SON CENTRE
– Paris : 3ème métropole en termes d’image pour investir dans les milieux d’affaires
– 3ème pays pour les Investissements Directs à l’Etranger après les USA et le Royaume-Uni
– 1% de la population mondiale est française mais 4,5% de la richesse mondiale est créée par les français
– 1/7 nombre d’actif français du secteur privé qui travaille pour une firme étrangère (comparativement, c’est plus qu’aux USA, qu’au R-U et en Allemagne)
– France = 2ème investisseur mondial à l’étranger
– 13-14 milliards d’euros = chiffres d’affaires des entreprises françaises implantées en Chine (marché évidemment en pleine croissance)
– 2ème pays pour le nombre d’entreprises figurant dans la liste des 500 premières mondiales (selon le magazine Forbes)…. derrière les USA et devant tous les concurrents européens… La France en compte 39 dont des leaders mondiaux (Bouygues, Carrefour, EDF, Gaz de France, groupe Lagardère, L’Oréal, Veolia Environnement)… En 2008, ces entreprises ont enregistré environ 80 milliards d’euros de bénéfice. Merci qui ? Merci la mondialisation !
      
      Vive la République, vive la France et ….. vive la Centralisation….. Paris enrichit la province. La région, ce «rêve d’élite», est mort né… il faut à tout prix recentraliser la France.
        Vous avez en tête une image négative du centralisme, du jacobinisme ? Vous assurez que la France rayonnerait mieux si elle avait plusieurs centres ? La centralisation parisienne aurait « asphyxié » la province qui ne serait que « désert » ? Vous louez le modèle fédéral allemand ?
FAUX. FAUX. Vous avez tord. La centralisation est un miracle pour la France. La décentralisation a échoué parce qu’elle fut un leurre. La France ne sera jamais décentralisée et au vu du contexte actuel de mondialisation, elle peut s’en réjouir. C’est maintenant prouvé : si c’est à Paris que l’on travaille le plus, ce sont les régions qui en profitent.
Le concept de métronation sera expliqué plus longuement dans les articles suivants. En deux mots, les métronations (c’est-à-dire les mégalo-métropoles dans le langage de Ken Métrosexuel) sont en passe de remplacer l’Etat-nation dans l’Union Européenne. Elles disposent d’une puissance politique et économique plus forte que nombre de pays dans le monde. Pourquoi les métronations naissent-elles et règnent-elles dans le monde gloablisé ? Plus on concentre dans une même région une diversité d’activités et plus les transferts technologiques entre secteurs seront importants. Ceci permet par ailleurs un partage de services communs à tous les secteurs. D’autre part, dans une métronation, la proximité des grands marchés renforce la performance des entreprises. Si les travailleurs qualifiés et les entreprises qui les utilisent se regroupent, on est face à une réelle économie d’agglomération. Les gains liés à la concentration spatiale l’emportent clairement sur les effets négatifs.
Contrairement à ce que l’on pense intuitivement, les grandes retombées économiques ne se font pas à Paris mais en province bien que ce soit dans la capitale que les emplois aient été créés. On assiste à une division entre lieux de production (la région-capitale) et lieux de consommation (le reste du pays). Cette thèse est assez récente et notamment défendue par Laurent Davezies (professeur d’économie et de développement territorial à l’Université de Paris 12 et Sciences Po Paris) dans son dernier ouvrage : La république et ses territoires (éditions Seuil). Par exemple, nombreux sont les français qui quittent l’Ile de France, pourtant très productive, pour des régions qui le sont moins, comme le Languedoc-Roussillon ou la Corse. Un transfert de richesses s’opère alors. En Lozère, ON TRAVAILLE MOINS POUR GAGNER PLUS.
         L’erreur de la décentralisation peut être fatale si elle continue, d’autant plus qu’elle s’effectue de manière artificielle : les politiques se sont concentrées sur les soi-disant « pauvres » territoires en province qui, en réalité, s’enrichissent….. pour délaisser Paris, qui devrait être la priorité absolue. Ce sont dans et grâce à la capitale que ces emplois sont créés. On est au petit soin pour les wagons du train au lieu de donner la priorité à la locomotive qui les traîne. De plus, la décentralisation a clairement échoué. Les régions doivent être refaites et l’après-crise verra un nouveau système mondial, un système où le monde aura plusieurs pôles. Si Paris veut continuer à concurrencer New York, Londres et Tokyo comme villes mondiales majeures et décisives, il va falloir qu’elle s’entretienne. La France a été trop lente. Le modèle fédéral était idéal pour l’après-guerre. De nos jours, le monde globalisé exige des centres surpuissants et décisifs. Si Paris s’affaiblit, la province ne le supportera pas et s’éteindra peu à peu.
       Les français n’ont donc plus qu’à remercier Paris, la tradition jacobine centralisatrice ainsi que la concentration géographie des activités économiques françaises qui s’effectue depuis quelques décennies. C’est l’unique raison pour laquelle la France est restée compétitive dans le monde globalisé. Merci aussi les révolutionnaires de 1789 qui ont été plus révolutionnaires qu’ils ne pouvaient le croire ! 
  La mondialisation offre aux mégalo-métropoles de grandioses possibilités d’expansions. Mais l’évolution européenne, entre autres, montre que les capitales régionales ont aussi un rôle à jouer. Dès lors, il faut multiplier les synergies entre capitale et grandes villes, entre la mégalo-métropole et les mégalo-métropoles régionales. Au lieu de donner du pouvoir aux régions et risquer une perte d’influence mondiale du coeur économqiue du pays. Le nombre d’emplois créés par les entreprises étrangères qui s’installent en France est largement supérieur à celui des pertes d’emplois dues aux délocalisations. Soyons concret : le plombier est certes polonais mais le tout nouveau directeur marketing de L’Oréal spécialisé dans le marché asiatique est…. français ! L’hexagone y gagne au change ; il n’y a pas à en douter.
L’exemple du TGV : tout pour Paris ?
Les franciliens au cœur du système de TGV (80% des liaisons passent en Ile de France) oublient souvent que les trajets se font dans les deux sens. Les professeurs de prestigieuses universités parisiennes quittent Paris pour donner quelques cours en province. L’opéra de Lyon compte des clients parisiens, Avignon des touristes qui se déplacent juste pour un jour. Toutes les villes de province qui sont desservies par des TGV en provenance de Paris en profitent pour se refaire une beauté et dynamiser leur économie. Même si la grande vitesse a de beaux jours devant elle, elle laisse certains territoires sur le coté. Il faut 1 à 2 millions de personnes par ligne et par an pour atteindre la rentabilité. Il n’empêche que le TGV a redéfini le territoire français, tué la région et accentué la prééminence de Paris comme métronation et capitale économique au cœur de l’Europe de l’Ouest.
    
6) 6ème ATOUT : ENERGETIQUEMENT INDEPENDANT
– 4 grands groupes de leader dans le domaine énergétique sont français : Total, Areva, EDF et GDF
– Supérieur à 50% : taux d’indépendance énergétique français (pour comparer, le taux allemand est de 39,2 %, celui de l’Italie 14,9 %)
– 2ème parc hydroélectrique en Europe après la Norvège
– 2ème potentiel de vent en Europe après le Royaume-Uni
– Prix de l’électricité à usage industriel en France = 70,10 euros TTC le MWh (101,70 en moyenne dans le reste de l’UE)
       Le choix du nucléaire s’est révélé très pertinent. L’accès à d’importantes ressources énergétiques est, au 21ème siècle, une obligation pour toute grande puissance qui se respecte.
    
  
7) 7ème et principal ATOUT : LA CULTURE FRANCAISE
– 1 025 euros = moyenne de dépenses annuelles d’un français en sorties culturelles, 42% souhaitent y consacrer davantage de temps et d’argent en 2009
– Chiffres d’affaires du secteur culturel en France : 40 milliards d’euros
– 8,5 millions = nombre de visiteurs au Louvre en 2008 (pour comparer, le British Museum à Londres et le Metropolitan Museum à New York n’en ont accueilli « que » 5 millions)
– 35 000 = nombre d’œuvres exposés au Louvre sur 6 hectares d’exposition
– 25, 7 millions = nombre de visiteurs dans les musés nationaux français (record historique)
– 47,5% en 2008 (contre 28,5% en 2000) = part du cinéma français en France. C’est leseul en Europe à conserver plus de 40% du marché.
       Les lieux culturels sont des lieux de réflexion, d’évasion, de questionnements. Loin d’être en crise, c’est l’antidote de la crise financière. Ils permettent de se détendre (loisirs) et de réfléchir, de se cultiver. En ce sens, ils nous sauvent de la crise internationale et son climat morose. Paris comme capitale culturelle n’est plus un pari, c’est un fait. L’Opéra de Paris est débordé ; chaque année, les prévisions sont à revoir à la hausse. Les dernières expositions ont attiré des foules toujours plus grandes. L’économie de biens réels est bien en pleine crise. Les pays qui dépendent de la globalisation des échanges, voient leurs exportations diminuer à vue d’œil. La culture, le luxe et le tourisme par chance ne chutent pas comme la bourse.
LE REGNE DU CINEMA FRANCAIS
        Marion Cotillard décroche un Oscar, la Palme d’or est française. Le Centre national de la cinématographie (CNC) a annoncé que 240 films français avaient été produits en 2008. Quant à l’investissement dans la production, il a fait un bond de 22 % à 1,49 milliard d’euros. 2008 restera une date clé dans l’histoire du cinéma français. Avec 77,6 millions de spectateurs hors des frontières (contre 38 millions en 2000), le cinéma français est plus que présent. Il se fait le relais d’une France luxueuse, stylisée, souvent idéalisée et fantasmée.
       Où le cinéma français s’exporte-t-il le mieux ? Avec 17 millions de billets vendus l’an dernier, ce sont les Etats-Unisle premier marché étranger pour les films français. Certes les productions anglophones dominent mais des films comme Ne le dis à personne, de Guillaume Canet ou Il y a longtemps que je t’aime, de Philippe Claudel s’y comportent très bien. Depuis quinze ans, (depuis que les chiffres sont collectés), les films français n’ont jamais autant marché. La Russie prend la deuxième place. Viennent ensuite les traditionnels voisins de la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, où les comptoirs ont littéralement explosé en 2008. Même si le succès du cinéma d’auteur français à l’étranger est resté minoritaire, Persepolis, la Graine et le Mulet et enfin Entre les murs ont effectué une belle carrière internationale en 2008. 2009 s’annonce très bien aussi. Coco avant Chanel vient juste de démarrer. Le prochain président du festival de Cannes sera…. Isabelle Hupert. Le cinéma français et en France semble encore avoir de beaux jours devant lui.
La vente aux enchères Bergé – Saint Laurent ou la réaffirmation de Paris comme capitale du marché de l’art.
   On manque de superlatifs pour qualifier cette « vente du siècle naissant ».Osons toutefois quelques chiffres :
1 million d’euros (coût de l’exposition faite avant la vente)
30 000 visiteurs
733 lots vendus
2 jours et demi de vente
1 200 places assises
100 lignes de téléphone
350 journalistes internationaux
100 millions d’enchères à l’heure, pour la vente inaugurale
373,5 millions d’euros rapportés
         Lorsque la culture rayonne, les effets sur le tourisme sont vertigineux. La France est toujours en tête du podium.
Tourisme (selon l’Organisation Mondiale du Tourisme), en millions par an
81,9 France     59,2 Espagne        56 USA
  
8) 8ème ATOUT : PAYS DU LUXE
46 423 euros= somme dépensée le 24 décembre 2008 par un passager chinois dans les boutiques d’Aéroport de Paris, au terminal 2E (La Galerie Parisienne) deParis-Charles De Gaulle….. Au menu, entre autres, un Lafite-Rothschild 1947, un Pétrus 1986 et un Romanée-Conti 2002….
La crise n’a toujours pas croisé le luxe parisien, semble-t-il. Si le prêt-à-porter allait mal à Milan cette saison, (parfois seule la moitié des vêtements ont été présents), à Paris, tout s’est passé comme d’habitude. La conquête du luxe quitte même Paris intra-muros pour conquérir le grand aéroport parisien. Dans le tout nouveau terminal 1 de Charles De Gaulle, 2 500 m2 ont été aménagés pour abriter les boutiques de luxe. Toutes les enseignes y sont représentées.
Ce monde luxueux est en pleine expansion. Les milliardaires pullulent. Paris et, plus récemment, Moscou deviennent les nouvelles capitales du luxe opulent.
         Les dernières campagnes de Chanel et Dior montrent à quel point la France reste la maîtresse en matière de luxe. Dior mise sur deux campagnes de publicité actuellement qui ne peuvent que séduire. D’abord, comme le montre le stand aux galeries Lafayettes (ci-dessous), Miss Dior Chérie est promu par un court-métrage tourné par la célébrissime et talentueuse Sofia Coppola. Si vous ne l’avez jamais vu, on vous conseillera de le regarder immédiatement en cliquant ici. Tous les clichés y sont : les belles robes, le Paris délicieux et insouciant, Brigitte Bardot, les rues charmantes, les toits avec vue sur la Tour Eiffel et la Seine, les macarons (nous rappelant évidemment le film Marie-Antoinette). C’est un Paris fantasmé, stylisé, celui qui fait rêver le monde entier que DIOR utilise mais auquel la marque participe aussi.
   La plus ancienne campagne que personne n’a pu rater est bien sûr celle qui met en scène Marion Cotillard, nouvelle égérie française avec…. la star absolue : la Dame de fer. Sur un autre stand DIOR des galeries Lafayettes (voir ci-dessous), le quadrillage de la Tour Eiffel est intelligemment repris. On aura, en outre, remarqué que les jambes de la belle Marion forme étrangement les mêmes lignes que celles de la Tour.
     Quant à Chanel, cette année lui est dédié. L’actrice Audrey Tautou qui l’incarne dans le film Coco avant Chanel est la nouvelle égérie de la campagne publicitaire tant attendu de 2009. Filmé par le réalisateur d’Amélie Poulain, ce court-métrage se déroule dans l’Orient Express entre Paris et Instanbul. Les deux dernières grandes campagnes de publicité visuelles avec Keira Knightley et Nicole Kidman avaient un peu délaissé l’imaginaire proprement français. Certes la publicité avec Keira Knightley de 2007 se finit avec une image de la place Vendôme mais l’actrice n’a pas un lien direct avec la France. Ce fossé s’était surtout creusé avec la campagne de Nicole Kidman en 2006. New York, les stars d’Hollywood, la folie des grandeurs,…. Le lien avec la France n’était pas évident. On assiste désormais à un retour du typiquement français avec Audrey Tautou. Après Catherine Deneuve (1968), Vanessa Paradis (1992) et Carole Bouquet (1993), elle représente Chanel et une idée du luxe à la française. 2009 voit aussi la sortie d’un autre film sur Coco Chanel, incarnée cette fois par la française Anna Mouglalis qui a justement posé pour des publicités Chanel. La fiction rejoint la réalité.
 Comme l’entreprise Chanel n’est pas coté en bourse, on ne peut qu’évaluer approximativement la fortune d’un tel empire : 10 milliards de dollars, selon Forbes.

  Au centre de la photo, un vendeur au stand Chanel des Galeries Lafayettes. Il est beau, grand, sûrement japonais et parle anglais parfaitement. De quoi ravir la clientèle asiatique et internationale. Le luxe à la française n’est pas que français. Il s’exporte dans le monde entier et Paris reste la meilleure vitrine.
9) NOUVEAU TYPE DE CONSOMMATION, FAVORABLE A LA FRANCE ET SES SPECIALISATIONS
        Tourisme, grande vitesse, haute couture, gastronomie, luxe, culture. La France vend du rêve. Si c’est l’Europe et en premier les français qui ne rêvent plus, il n’empêche que Paris jouit au niveau mondial d’un prestige inégalé. L’immatériel, c’est-à-dire avant tout la culture et l’art, est à prendre très au sérieux. Ses secteurs ont des retombées économiques pharaoniques pour l’hexagone. Le gouvernement français, autrement dit Sarkozy puisqu’il aime le représenter seul, doit très vite saisir cette évolution, une évolution propre aux économies contemporaines. Etre compétitif ne veut pas dire posséder de puissantes multinationales avec des superprofits. Etre compétitif en 2009, c’est détenir une forte capacité à innover, à produire des idées, à faire fantasmer le monde entier et leur vendre du rêve. Pourquoi Apple est-elle l’entreprise en laquelle on a le plus confiance ? Lorsque l’on achète un Ipod ou un Mac, on achète plus qu’un bien concret. C’est une évidence. 
La France dans les milieux d’affaires ne jouit peut-être pas de la meilleure réputation qu’il soit mais la France tout court, en tant que « concept », est imbattable : Louvre, Sorbonne, Mont Saint-Michel, Dior, Champagne, etc….. De nombreuses « marques » qui assurent la pérennité de l’économie du pays. Prenons un exemple simple : le nombre de chinois venus étudiés en France a été multiplié par 9 ces 4 dernières années : c’est le record d’augmentation proportionnelle mondiale.
        La haute couture mourrait. On l’a ressuscité. Les robes ne sont plus dessinées et faites à la main dans le seul but d’être vendues. Avec des prix de centaines de milliers d’euros, seules 200 femmes dans le monde pourraient s’en payer. La haute couture s’est réinventée : en vendant du rêve, les défilés se rentabilisent à long terme en devenant des publicités redoutables pour la marque et les ventes des collections de prêt-à-porter de luxe.
    
LES BOULETTES DU PRESIDENT GUIGNOL
– George Molinier, philologue et agrégé de lettres, président de la Sorbonne- Paris IV, 9 Février 2009, devant un amphi plein :
« Assez de la culture du silence! Assez de la désinformation! Assez du mensonge! »
« La détermination et l’exaspération montent. Bientôt, on ne maîtrisera plus rien. Mais l’incendiaire, ce n’est pas moi : c’est le gouvernement et son autisme ravageur »
– Alain Badiou, philosophe français, 27 Janvier 2009 « Tout comme Pétain voulait être l’homme qui en finirait avec les horreurs du Front populaire, Sarkozy a déclaré qu’il voulait en finir avec Mai 68 »
– Coco Chanel « Le luxe, ce n’est le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité » (phrase que l’on devrait graver au Palais de l’Elysée !)
       Qu’est-ce-qui fait que la France risque de sombrer si elle dispose d’autant d’atouts ? C’est paradoxal. Le peuple français l’est tout autant. Il a fait la Révolution en 1789. La France a refusé l’américanisation après la seconde guerre mondiale. Certes. Ces porteurs de bérets et dévoreurs de grenouilles ont l’âme rebelle et révolutionnaire. Mais les français ont aussi élevé comme empereur Bonaparte et envahi militairement l’Europe. Ils ont collaboré avec le régime nazi. Ils peuvent faire preuve d’un conservatisme, rappelant tous les jours que la « vieille France » n’est pas morte.
       M. Sarkozy a été élu, entre autres, par bon nombre d’ouvriers. On les plaint. Ils y ont cru. Pourtant, ils ne sont pas restés dupes longtemps. Une fois élu, le « petit » Nicolas a augmenté son salaire de 140%. Normal ! Nicolas mène une vie de « people » opulent, surmédiatisé et surconsommant, dans un contexte de crise internationale. Normal ! Nicolas divorce et épouse l’ex-mannequin, reconvertie en chanteuse. Normal ! Mais attendez…. elle est immigrée, elle aussi ? Ah, on oubliait, elle a ses papiers…         
  Mais si Nicolas n’était détesté que pour son train de vie et ses valeurs, la France s’en sortirait facilement : plus que trois ans, se persuaderait-on. Les vrais problèmes se dessinent lorsque l’on fait un premier bilan des actions du Président du Pouvoir d’Achat.
     Les erreurs et « boulettes » sont tellement nombreuses qu’on ne saurait les énumérer. Prenons quelques exemples.
        Dans le plan de relance, les atouts que nous évoquons ne sont pas mis en évidence. Nicolas Sarkozy ne s’efforce pas assez de valoriser l’image de marque de la France, promouvoir son histoire, son patrimoine, ses paysages, sa gastronomie, son savoir-faire,…. L’hégémonie de la France en dépend directement. Mais la culture, objectera-t-on, c’est bien connu, cela ne sert à rien. Ca ne rapporte pas de « fric » !
    Il faut, en outre, impérativement redorer l’image du pays des droits de l’homme. L’état des prisons reste un scandale…. Que fait M. Sarkozy ? Il souhaite incarcérer encore plus, considérant les enfants turbulents comme de futurs délinquants. Bravo! On s’incline.


    Même l’exception diplomatique française va vers sa fin, avec la proposition de réintégrer le commandement de l’OTAN. La position exceptionnelle de la France lui permettait d’avoir des forces militaires dans l’OTAN sans être intégré au commandement militaire, c’est-à-dire en gardant une indépendance politique non négligeable. Si elle réintègre le commandement, elle aura le même poids que n’importe quel autre pays membre donc un poids ridicule.
     Selon le président français, le premier employeur français, l’automobile, a vocation à être sauvé. On nous fait croire que l’économie en dépend. FAUX. Le premier employeur français n’est pas l’automobile (seulement 275 000 emplois directs, c’est-à-dire 1,07 % de la population active) mais le TOURISME qui rapporte 10 milliards d’euros par an et emploie 2 millions de salariés. En 2008, pour la première fois, le solde commercial automobile français est devenu déficitaire -3 milliards d’euros après des excédents de 12 milliards en 2004. De surcroît, 49% des Renault, Peugeot ou Citroën achetés en France ont été fabriqués à l’étranger. Enfin, la voiture, chère et polluante, ne correspond plus au mode de vie que les français souhaitent adopter.
     La langue française a perdu son rayonnement et sans son influence à travers le monde, la culturelle française est étouffée. Le meilleur atout de la France est en train d’être gâché. Le président méprise les immigrés alors qu’il en est un et que la France ne serait jamais une grande puissance sans la colonisation et les immigrations massives depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
  
SOCIALEMENT AU BORD DE LA CRISE ?
     Paris va-t-elle exploser ? En avril, 59% des français se disaient favorables à la poursuite du mouvement social. Seules 37 % des personnes interrogées aimeraient que les syndicats cessent d’organiser des grèves et des mobilisations nationales, et 4 % sont sans opinion.
     Pour comprendre la fameuse « fracture sociale », il suffit d’observer la cassure qui s’opère lors des études supérieures. On constate deux Frances : la France des « prétentieuses » et « compétentes » Grandes Ecoles ainsi que la France des « moroses » universités. L’élite et…. le reste. Si l’université française doit être restructurée d’urgence et attirée les financements des entreprises, les projets du gouvernement ont tendance à aller trop loin. Le savoir doit être protégée et ne pas devenir rentable. Ce n’est pas sa vocation. Les Assemblées Générales se multiplient dans les universités pour déterminer le maintien du blocage et/ ou de la grève. On retrouve souvent des points de vue caricaturaux : les étudiants conservateurs qui aiment faire de l’anti-blocage et les mobilisés qui ont une position peu crédible car un discours trop imprégné des valeurs d’extrême gauche. Face à une réelle désinformation dans les médias, (ni les revendications des étudiants ni le fond de la loi proposée ni la situation au jour le jour ne sont évoqués), l’incompréhension monte au sein de la population. Le gouvernement menace de ne pas donner les examens mais la machine semble être lancée.
     Faut-il dès lors prendre exemple sur le succès des Grandes Ecoles et notamment de Sciences Po Paris qui joue sur les deux tableaux ? Mi-privé, mi-public, sélectif mais grandissant à une vitesse exponentielle, il ne faut pas être dupe. Les financements privés ne se font pas par charité chrétienne. On laissera la parole à Alain Garrigou (professeur de science politique à Paris X) qui, dans Le Monde Dilplomatique, explique comment Science Po Paris devient une école de commerce, se gère comme une entreprise, privatise les élites et adapte la formation « intelectuelle » à une logique économique. Voici les liens vers ses articles :
Les Meilleures Copies, Novembre 2000
Sciences Po Inc, Novembre 2006
    Il ne faut en aucun cas boire ses paroles ou dramatiser une « marchandisation des âmes « et un abrutissement des élites mais à y réfléchir une deuxième fois, à Sciences Po, on ne fait pas une licence et un master mais un premier cycle et une Ecole (les Masters sont en train d’être réorganisés en Ecoles). Qu’est-ce qui prédomine à Sciences Po Paris ? Le savoir ou la compétence ? A suivre…
  
Que conclure ?
    Paris est plus resplendissante que jamais mais son meilleur atout est aussi ce qui la handicape le plus, les gens deviennent fainéants, perdent en créativité et en combativité pour continuer à s’imposer sur le marché mondial très compétitif.
     En 2007, le célèbre Institut d’économie de Cologne prédisait qu’en 2035, la France serait la première puissance économique européenne, devant l’Allemagne. Déjà fin 2008, le PIB par habitant de la France (exprimé en dollars) venait de dépasser celui de l’Allemagne. La crise ne fait qu’accentuer cette évolution. La France pourrait en théorie dépasser l’Allemagne bien avant 2035. La question n’est donc plus de savoir si elle en a les moyens mais plutôt si elle s’en donne les moyens.
      Depuis l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, la France s’est américanisé, vulgarisé et bling blingé.Mais plus grave, le président s’entête et ne semble pas écouter son peuple. Aurait-il oublié que la France était le pays de la Révolution, des droits de l’homme et de la devise « liberté, EGALITE, fraternité » ? 1789 n’est pas qu’une date sur un livre d’histoire : c’est un processus qui est appelé à se répéter si les privilèges et les classes dominantes se reforment. En 2009, on peut l’affirmer, il y a en France, une « noblesse » de pouvoir, une « nomenklatura » économique, une classe surpuissante qui verrouille l’accès aux milieux influents pour garder la main mise sur la grosse part du gâteau qu’ils se sont attribués. La France aime à se plaindre, se complaît parfois dans un conservatisme fainéant mais peut se rebeller et le fait régulièrement. Trop, c’est trop et un trop de plus sera le dernier trop, celui qui provoquera une révolution.
     Les « déclinistes français » prédisaient le pire et, pourtant, la France, qui est un pays très prétentieux, retrouve les moyens de sa prétention. Soit Paris, la ville endormie, la ville-musée, est en plein réveil soit son sommeil est agité. Ses atouts ne manquent pour redevenir une superpuissance européenne, encore faut-il prendre le bon chemin et faire les bonnes décisions au moment opportun.
      Il manque aux français quelque chose de précieux : la confiance dans leur pays et le moral. Les jeunes adultes français, prouvent de récents études, sont les plus pessimistes quant à leur avenir. Leur système scolaire élitiste et exigeant les pousse tellement loin qu’ils risquent d’être trop vite à bout.
    La France est prête mais pas les français : ces dernières années, on les trouvait trop grincheux, à la limite d’un conservatisme réactionnaire. On ne peut qu’espérer que la nouvelle génération de diplômés sera plus courageuse et consciente des privilèges et atouts de leur pays natal.
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