Cities Book



Un livre de chevet

     Tout le monde a un livre de chevet. Le genre de livres qu’on aimerait emporter partout. Celui-ci est encombrant et ne se glisse pas facilement dans un sac (si vous savez où acheter le même sac que Mary Poppins, merci de faire signe à Ken, c’est une adresse croustillante qu’il ne faudrait pas manquer).
       Pour le rédacteur d’un blog analytico-touristique sur les mégalo-métropoles, le Cities Book est un cadeau du ciel, une référence, un must. Véritable déclaration d’amour aux espaces urbanisés, communément appelés « villes », il célèbre les beautés auxquelles la civilisation humaine a donné naissance. 
     On peut faire confiance à l’excellent Lonely Planet pour nous livrer un classement délicieux des 200 villes à ne pas manquer, agrémenté d’une touche d’humour et de détails croustillants, comme Ken les aime.
     Pour chacune des villes, un profil psychologique (anatomie, population, habitant typique, mythe,…) accompagne une liste des attractions les plus caractéristiques, des forces et faiblesses ainsi que de ce que la ville a importé et exporté. 

TOP des « meilleures » villes du monde
01 – PARIS
02 – NEW YORK
03 – SYDNEY
04 – BARCELONE
05 – LONDRES
06 – ROME
07 – SAN FRANCISCO
08 – BANGKOK
09 – CAPE TOWN
10 – ISTANBUL
11- MELBOURNE
12 -HONG KONG
13 – KATHMANDOU
14 – PRAGUE
15 – VANCOUVER
16 – BUENOS AIRES
17 – RIO DE JANEIRO
18 – BERLIN
(…)
25 – SINGAPOUR
34 – CHIGAO
49 – LOS ANGLES
61 – MOSCOU

Les trois reines, sans surprise : Paris, New York et Londres

      Lonely Planet consacre Paris, « celle qui a tout » : des monuments célébrissimes aux musées sans fin en passant par la haute couture et la gastronomie. Les parisiennes sont décrites comme des femmes poussant le chic jusqu’à arborer du rouge-à-lèvres pour descendre les poubelles. 
      « Forces » de la ville : outre des incontournables et Shakespeare and Co, libraire dont Ken vous parlait déjà dans les premières adresses croustillantes, on appréciera le clin d’oeil au nettoyage compulsif tous les 10 ans des façades d’immeubles.
        « Faiblesses de la ville » : on s’étonnera que soient cités, entre autres, le terminal « décevant » Eurostar et le mois d’Août, pendant lequel les enseignes affichent porte close et les parisiens fuient pour les vacances. Ken est pourtant un adepte de cette période de l’année : Paris respire, les quartiers verts deviennent le centre de l’animation et les parisiens grincheux et stressés ont quitté la capitale. 

       Comment NY ne pourrait-elle pas suivre et s’offrir une belle deuxième place  ? Lonely Planet retient de New York son extrême jeunesse (l’âge moyen à NY est de 34 ans), sa belle énergie et son incroyable diversité. Un tiers des habitants sont nés à l’étranger. Pour les new-yorkais typiques, le fait qu’ils soient inondés de travail et accablés de responsabilités et deadlines qui n’en fissent plus, est une vraie fierté ! 
     On sourira en lisant, parmi les faiblesses de la ville, l’effet « super-size » dans les supermarchés et le style vestimentaire, qui malgré l’offre abondante demeure terne.  


      La diversité culturelle de Londres (musique, art, cuisine) est mise en avant. Avec 300 langues parlées quotidiennement, la communauté non-blanche la plus importante d’Europe et non moins de 33 communautés ethniques, c’est un monde dans une ville, ce qui a pu lui valoir le titre de capitale mondiale, même si Ken préférera parler de capitale globale). Londres est aussi une puissante économie : c’est la capitale européenne la plus chère et les Londoniens sont ceux qui travaillent le plus longtemps dans l’UE. 
        Si Londres peine à parvenir au TOP 3, derrière Paris et Londres et se laisse devancer par Sydney et Barcelone, c’est sûrement parce que la ville fait moins fantasmer. Entre le Vieux et le Nouveau Continent, Londres est britannique, européenne mais surtout globale et a pu y perdre son identité.

Les deux petits bijoux : Buenos Aires et Berlin
       Si les trois mégalo-métropoles de Ken en tête ne surprennent pas (Paris, NY et Londres sont tellement incontournables !), les autres, quoique plus loin dans le classement, se défendent bien. On ne pourra que saluer Buenos Aires (16e) et Berlin (18e) dans le TOP 20, que Ken considère comme des coups de coeur. 

         Buenos Aires est présentée comme l’une des villes les plus séduisantes, sophistiquées et cool…. ainsi que l’une des rares capitales majeures de ce bas monde où la carte bancaire ne souffre pas trop. Buenos Aires porte le doux surnom de « Paris du Sud ». Coeur culturel de l’Argentine, c’est aussi son centre urbain : dans le Grand Buenos Aires vit 40% de la population du pays. De par son architecture, Buenos Aires a le charme d’une ville européenne. Première ville d’Amérique du Sud à avoir un métro (« subte »). La langue parlée, plus proche de l’italien dans ses intonations, s’impose comme plus lyrique et chantante que le castellano.
        On retrouve dans les « forces » de la ville… la beauté de ses habitants ! … et Ken ne peut qu’acquiescer. La majorité de la population descend d’immigrés espagnols et italiens mais aussi juifs, allemands, britanniques et est-européens. 


        Berlin, quoique n’ayant pas la même ampleur et le même poids dans le monde que ses alter ego européennes Paris et Londres, se définit justement par sa capacité à surprendre et être en constante évolution. Berlin questionne son identité sans fin, déterminée à aller toujours de l’avant malgré une histoire chargée. Le berlinois typique, forcément libéral, est difficile à choquer. Un petit coup d’oeil à son environnement et on comprendra pourquoi.  

Les quatres dernières : Singapour, Chicago, Los Angeles et Moscou
     Les quatre mégalo-métropoles qui restent ont plus de mal à se hisser en haut du classement. Elle sortent sans doute moins de l’ordinaire. Si Singapour, île-Etat, peut revendiquer son statut de plaque tournante asiatique, Chicago et Los Angeles auraient bien du mal à faire de l’ombre à Big Apple. Moscou, à la traîne, classée seulement 61e, peut décevoir. Remarquons : tout classement est subjectif !
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