11 Septembre 2011 – le monde est à NY


      Le 11 Septembre, c’est un peu ce qui a donné le la au tout jeune 21ème siècle. Un évènement d’une violence matérielle autant que symbolique, diffusé en direct sur les écrans du monde entier. Désormais, la guerre se fait d’une manière symbolique et ce sont les médias qui jouent un rôle central. Une bataille militaire n’a plus de sens. En s’attaquant au coeur économique et financier de la première puissance mondiale, les terroristes se sont attaqués à la mégalo-métropole new yorkaise et ce qu’elle représente : la liberté, la réussite et la richesse, l’opulence et la fierté occidentales, le centre névralgique d’une civilisation qu’ils souhaitaient voir s’abaisser. C’est une démonstration en creux de la puissance de Manhattan.
    Le Sud de Manhattan est resté éventré quelques mois mais assez rapidement, la question de la reconstruction s’est posée. Ground Zero deviendra finalement un World Trade Center 2. De nouveaux gratte-ciels s’élanceront pour redonner ses lettres de noblesse à l’éternelle skyline. La très attendue Freedom Tower qui avait pris du retard sera finalement achevée en 2013. Pour le site du World Trade Center au complet, il faudra attendre aux alentours de 2020… 19 ans après la catastrophe. Mais étant donné l’ampleur du projet, 19 ans, ce n’est rien. Seul NY dans le monde revendique une telle capacité et rapidité à panser une gigantesque plaie en son sein.
     Le lieu ne sera pas uniquement dédié à des tours : on y reconstruit un important centre de transports, qui donnera à NY une nouvelle gare de la taille de Grand Central. La construction d’un Performing Arts Center ne commencera qu’en 2014. Quand au musée du 11 Septembre et du mémorial, ils sont inaugurés lors du dixième anniversaire, aujourd’hui même, par Barack Obama.
Du 11 Septembre, on pourra retenir :
– la vitesse avec laquelle une mégalo-métropole comme New York avance et a su surmonté une telle  épreuve : NY vit pour l’avenir, pas le passé. Le sud de Manhattan s’est très rapidement reconstruit, le business ayant repris ses droits. Si la panique et le traumatisme des habitants avaient été montrés dans les reportages aux quatres coins du globe, c’est très vite le courage qui a caractérisé les New Yorkais. Cette énergie à tout vaincre rappelle d’ailleurs celle de Londres depuis des siècles.
– le début de la fin de certaines libertés : dans les grandes métropoles notamment, on empiète sur la liberté des habitants pour leur « sécurité ». Au nom de la lutte antiterroriste, on a accepté de nouvelles habitudes (un peu singapouriennes !) : vidéosurveillance, présence de militaires, e-mails interceptés, données transmises par les compagnies aériennes ou opérateurs téléphoniques… Le contrôle des citoyens est devenu chose plutôt banale et acceptée, au nom d’un ennemi qui n’a pas de visage.
Publicités