Quelques Adresses Croustillantes à… New York (2)




1 bar / concert : the Living Room 

   
   C’est un petit lieu mais qui n’a rien de médiocre. En quelques années, il a su se faire un nom dans le monde de la musique. Norah Jones par exemple y a fait ses débuts. Il faut passer le bar et pénétrer dans une petite salle intimiste et chaleureuse. De jeunes talents qui composent leur musique et écrivent les paroles viennent se produire pour une heure. Seule la consommation est obligatoire mais il est fortement conseillé de donner 10 dollars dans le seau qui passe à la fin de la prestation. 
      C’est surprenant, souvent poétique et drôle… en tout cas très rafraîchissant et pas du tout prétentieux


The Living Room
154 Ludlow Str.
www.livingroomny.com



1 vue : le Roosevelt Island Tramway
   Manhattan offre de nombreuses perspectives sur sa skyline. Moins connu que l’Empire State Building, le Rockeffeler Center et les hélicoptères, il existe pourtant un moyen très simple de prendre de la hauteur : le Roosevelt Island Tramway, le téléphérique qui mène à Roosevelt Island. Cette île située entre le Queens et l’Upper East Side n’a longtemps connu qu’hôpitaux, prisons et asiles. Récemment, les logements se sont développés : 12 000 habitants, c’est-à-dire rien face à l’étendue de la mégalo-métropole. Depuis 2003, le téléphérique est intégré au système de transports new-yorkais, donc gratuit pour ceux qui ont des abonnements. La vue sur Manhattan ne déçoit pas (jour comme nuit). Une fois arrivée sur l’île, pas d’illusion : il n’y a pas grand chose à faire. Justement, là est tout son intérêt. Du calme. Pour quelques instants, on quitte la folie, le bruit, l’excitation, le trafic permanent de Manhattan.. pour mieux y retourner !

  

1 librairie : BookMarc  

    Marc Jacobs n’est plus à présenter. Son succès non plus. Les négociations sont même en cours chez Dior pour qu’il succède à John Galliano. Dans le quartier branché et résolument fashion de Greenwich Village, on trouve six boutiques Marc Jacobs et depuis un an…. la librairie du designer, à son image. Unique au monde ! Elle a été inaugurée le 15 Septembre 2010 (en pleine fashion week new-yorkaise) dans la très tendance Bleecker Street (qui, à elle seule, accueille trois boutiques de fringues de la marque). Allier mode et littérature, pourquoi pas ?
       La sélection de livres dont quelques perles vintage et des tirages limités régale mais pas seulement : des tee-shirts, quelques pièces de haute couture, des articles de bureau (trousses, crayons de couleurs,…) estampillés BookMarc. Le it-book dans cette librairie ? Sans hésiter : « The men and women of Marc Jacobs« , 300 pages des portraits de 150 collaborateurs travaillant avec le styliste, par le photographe Brian Bowen Smith, qui a suivi les équipes pendant des mois. 
         Prochaine étape : le café Marc Jacobs ? 
BookMarc 
400 Bleecker Str., 10114 NY

1 promenade : la High Line
     C’est un des plus beaux succès d’aménagement urbain de ces dernières années. Evidemment l’idée  d’une « coulée verte » sur une ancienne voie de chemin de fer en pleine mégalo-métropole, n’est pas nouvelle : la promenade plantée à Paris. Si NY a repris le concept, elle a vu les choses en grand, comme à son habitude. Le résultat bluffe.
        Au début du XXe siècle, le quartier du Meatpacking District accueille les entrepôts de Manhattan.  Entre les voitures, les camions, les chevaux et les piétons, le quartier subit un encombrement qui générait régulièrement des accidents. La 10e Avenue avait même été surnommée l’avenue de la mort. En 1930, on construit alors une voie aérienne ferrée pour soulager le trafic. Dans les années 50-60, on privilégie la route au rail. Débute un abandon progressif de cette année. Le dernier train circule en 1980. La nature reprend ses droits et des herbes folles poussent sur la ligne désaffectée. Giualiani, l’ancien maire, voulait la détruire sauf qu’en 1999, deux riverains fondent les Amis de la High Line. Soutenu par Bloomberg, le nouveau maire, les financements arrivent en 2004. On aménage donc la voie en une promenade végétale 10 mètres au-dessus du bitume, qui s’étend de Gansevoort St à la 34e Rue, en plein Chelsea. 

    On y trouve des fleurs sauvages, des arbres joliment assemblés, des lattes de bois idéales pour la marche. Ceux à qui un jardin manque peuvent venir y enlever les mauvaises herbes. On est à New York donc l’art s’invite partout. Au gré de la balade, on rencontrera souvent des installations et de performances artistiques (comme une danse sur les toits de la compagnie Tisha Brown, ci-contre).

     La High Line a coûté 115 millions de dollars à la ville mais a généré 2 milliards de dollars d’investissements privés dans la voisinage. Beaucoup ont voulu sauver l’endroit où ils allaient illégalement quand ils étaient petits.


High Line
www.thehighline.org
www.thehighline.org/blog

1 douceur : Dylan’s Candy Bar
      Dylan est comme beaucoup. Enfant, elle adorait lire Charlie et la Chocolaterie et restera marquée par cet univers fabuleux. Sauf qu’à la différence des autres enfants, Dylan est la fille de… Ralph Lauren. Du coup, son rêve se transforme en réalité et elle ouvre sa propre boutique pour sucreries sans problème. Place au paradis sucré et aux créations : des bonbons de toutes de couleurs, toutes les formes, toutes les saveurs. Il y en a pour tous les goûts (même pour les chiens, c’est dire !) ..
   Seulement, Dylan’s Candy Bar n’est pas qu’un magasin de bonbons. Le concept est poussé jusqu’au bout. Des produits dérivés aux accessoires de mode en passant par les cosmétiques gourmands, tout a été abandonné aux bonbons et leur suprématie.
     Plaisir des yeux, du palais… moins du porte-monnaie. Toutefois, on est aux Etats-Unis donc en se baladant dans les 900m2 et les trois étages du magasin, on se voit proposer plein de dégustations, parfois des produits inconnus aux papilles. La tentation est grande !
   Retour à la réalité : Dylan a dû renoncer, pour des questions d’hygiène, à la fameuse rivière de chocolat et au papier peint léchable de Willy Wonka. 


ci-contre, les escaliers conçus avec des bonbons gélifiés


Dylans Candy Bar
Angle 3rd Avenue, 60th Street
www.dylanscandybar.com



1 parc : Battery Park

     A la pointe sud de Manhattan, au coeur du quartier financier, se niche un havre de paix… un petit poumon au milieu du béton, dirigé vers le grand large.
     L’ambiance y est décontractée, même pour les workaholics branchés sur le réseau Wifi du parc. Les touristes peuvent s’allonger, se ressourcer après le bruyant et encore chaotique Ground Zero et avant de rejoindre le terminal des ferries qui conduisent  à la Statue de la Liberté. On trouve quelques monuments et sculptures, dont The Sphere for Plaza Fountain autrefois devant le WTC.


1 hôtel : l’Empire Hotel (de Chuck Bass)
    Se prendre pour la jeunesse dorée de Manhattan ? L’hôtel que Chuck, le personnage de la série Gossip Girl, détient, existe vraiment. Le bar-boîte à la vue imprenable en haut de l’hôtel surfe sur le succès de la série et propose des cocktails dont les ingrédients correspondent aux personnages. Au choix :  « S », « B », I’m Chuck Bass, Lonely Boy, Georginia’s Mind Eraser, Nate’s Fickle Flings, Jenny’s Tartlet, Eau de Vanessa, XOXO.

  Ambiance chic et robes courtes… comme dans la série en somme. 


Empire Hotel
44 West 63rd Street, 10023 NY


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