Les Cash Mobs pour consommer local



2ème Los Angeles Cash Mob, 8 janvier 2012

    Les mégalo-métropoles, de par leur taille, leur niveau et leur mode de vie, pourront paradoxalement soutenir les petits commerces indépendants et l’économie locale. Mais même à un niveau plus petit, rien n’empêche les consommateurs d’agir de manière responsable et de se libérer des grandes enseignes, des multinationales et de Wall Street. 
     C’est dans l’Etat de New York l’été dernier, à Buffalo, qu’a eu lieu le premier cash mob (abréviation de cash mobilization)Même principe que le flash mob mais pour le shopping, il s’agit d’un happening urbain au cours dulequel des anonymes se rassemblent pour booster voire sauver un commerce local et indépendant. Comment ? En dépensant une somme minimale définie. Une consommation solidaire donc qui redonne du sens à l’acte d’achat et favorise un sentiment de communauté

      Depuis quelques moins, c’est désormais une vingtaine de villes américaines qui organisent ce genre d’initiatives : des mégalo-métropoles (Los Angeles et Chicago)  ainsi que des petites bourgades. Cette démarche n’est pas forcément politique, elle traduit simplement le désir de consommer autrement. 
        Si les cash mobs s’organisent de manière indépendante, elles répondent toutefois à des règles et une « charte », explicitée sur le blog : cashmobs.wordpress.com. La date et le lieu du cash mob est annoncée au moins une semaine avant via twitter mais pas nécessairement le nom du commerce à soutenir. Il ne peut s’agir de n’importe quel commerce. Par exemple, les produits proposés doivent être aussi bien destinés aux hommes qu’aux femmes.



Les 3 règles principales des cash mobs :

–  dépenser 20 dollars
– rencontrer au moins 3 personnes qu’on ne connaissait pas avant
– s’éclater (« have fun »)

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