Trouvez la clé ! Les Deads Drops s’invitent dans l’espace urbain


    Les murs ont-ils des oreilles ? Pas encore. Mais certains contiennent des fichiers informatiques à partager (film, musique, photos,…) grâce aux Dead Drops, ces « boîtes aux lettres mortes ». Utilisée depuis les années 60 par les services secrets pour l’échange de données sensibles, la Dead drop a été remis au goût du jour par un artiste berlinois Aram Bartholl en résidence à New York à l’automne 2010.
      Après avoir installé sa première clé USB à Brooklyn, le concept a séduit en Europe puis conquis le monde. De Paris à Belgrade en passant par l’Australie, n’importe qui peut  installer une clé : il suffit de cimenter la clé USB dans un mur, un poteau ou un arbre de l’espace public. L’endroit choisi doit être accessibles à tous. Puis, chacun peut y déposer ou récupérer des données de manière anonyme en connectant son ordinateur portable.

Aram Bartholl, avec la première clé installée à Brooklyn
     Avec le développement d’internet, quel peut bien être l’intérêt de faire de la rue la nouvelle plateforme de partage et de connexion entre des individus ? Tout simplement pour éviter le contrôle de la cyberpolice sur l’échange de données. Et parce que c’est insolite et décalé, en donnant une fonction supplémentaire à la rue ! Les Dead Drops ne peuvent toutefois pas se passer complètement du virtuel. C’est sur le web qu’elles sont répertoriées. Elles sont impossibles à trouver par hasard, elles se fondent dans l’espace urbain. Pour l’instant, l’expérience en tant que telle est plus intéressante que les données effectivement disponibles sur les clés. Décidément, on a pas fini de jouer avec la ville.


Les Dead Drops dans les mégalo-métropoles :
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