Quelques Adresses Croustillantes à… Paris (4)

1 marché : le marché sur l’eau

   L’heure est au locavorisme. Consommer des produits frais locaux n’est plus révolutionnaire… mais les recevoir par voie fluviale a de quoi séduire. Créé le 23 Mars 2011, le Marché sur l’eau achemine des fruits et légumes (et bières artisanales) fraîchement sortis des fermes de Seine et Marne dans la capitale par bateau. On peut ainsi court-circuiter les grandes surfaces en allant directement à la source, avec des prix raisonnables et une empreinte carbone moindre. Une solution pour les agriculteurs de Seine et Marne aussi pour qui le transport routier s’avère trop cher et les débouchés souvent incertains. A terme un Marché sur l’eau deviendra une Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Aujourd’hui, ce sont des bénévoles qui travaillent et les bénéfices servent à développer le projet. 

Marché sur l’eau
A partir du 15 mai 2012, les mardis soir et samedis midi
Sur la place Stalingrad et sur les quais à Pantin
www.marchesurleau.com

1 pâtisserie : la pâtisserie des rêves
    La réputation de la France dans le monde tient aussi à ses merveilleuses pâtisseries. Rue du bac et rue de Longchamp se nichent deux petites boutiques qui en feraient rêver plus d’un. Certains traversent la capitale pour venir y acheter un Paris-Brest. Après s’être approvisionné en gourmandises, on se pose dans un square à coté et on prend le temps de déguster.
La pâtisserie des rêves 
www.lapatisseriedesreves.com
93 rue du Bac, 7e
111 rue de Longchamp, 16e


1 promenade : le jardin sauvage St Vincent
   Un îlot de nature sauvage subsiste en pleine Ville Lumière, au coeur de la butte Montmartre. Il s’agit de l’espace vert le plus méconnu de la capitale. Depuis 1985, on y laisse pousser naturellement toutes les espèces. Ces quelques 1500 m2 évoluent donc sans intervention de l’homme. A vue d’oeil, le changement n’est pas évident. Pourtant, les botanistes y reconnaîtront toutes les nuances de vert, toute la diversité qui s’y épanouit.  Cette expérience marque un succès pour la ville de Paris qui dispose d’un lieu capable de sensibiliser à la biodiversité. On peut désormais le visiter, accompagné d’un conférencier, quelques après-midi dans l’année. 
Jardin St Vincent 
Prochaines dates : 9 et 20 mai, 6 et 17 Juin
Renseignements et inscriptions au 01 71 28 50 56


1 ciné : Studio 28
     Les multiplexes sont au cinéma ce que MacDo est à la bouffe. Mais certains irréductibles résistent. Studio 28 sur la butte de Montamartre en fait partie. Ce cinéma d’art et d’essai de près d’un siècle en a vu passer des légendes et des chefs d’oeuvre. Dans le hall d’accueil, on commence par une expo et une sonorisation musicale qui changent tous les mois. Puis on s’installe dans le jardin d’hiver chauffé pour déguster les tartes salés et sucrés faites maison. On en oublierait presque pourquoi on est venu : la salle de cinéma où se cotoient les lustres de Cocteau et la nouvelle technologie. On comprend mieux pourquoi c’est ici qu’a été tournée la fameuse scène d’Amélie Poulain au cinéma.
Studio 28
www.cinemastudio28.com
10 rue Tholozé, 18e

1 hôtel : Jules et Jim

    Ouvert en grande pompe en décembre dernier, l’hôtel Jules et Jim est bien parti pour faire de l’ombre à l’incontournable Hôtel Amour. Dans le Haut Marais, cette ancienne usine, sans valeur architecturale, s’est mutée en hôtel design et surprenant : trois immeubles, deux cours végétales, une galerie photo dans l’entrée exposant des artistes prometteurs et un bar rétro. Certaines chambres avec vue sur Paris ont été aménagées tels des cocons dans avec des matériaux simples et durables : pierre, bois et verre. Tout a été pensé avec soin. Même le parfum dispersé un partout dans l’hôtel a été conçu par le créateur du Mâle de J-P Gaultier. Les propriétaires ont voulu offrir un lieu innovant en créant des services « hors les murs ». Les clients peuvent par exemple profiter du célèbre club sport Klay Club, situé à proximité, ou s’offrir des balades à bord de Murano, un bateau-taxi vénitien en acajou et acier.

Hôtel Jules et Jim 
www.hoteljulesetjim.com
11 rue des Gravilliers, 3e



1 lieu culturel englobant : Cité de la mode et du design

    On les attend au tournant. Les Docks en Seine ont mis du temps à se définir et à ouvrir. C’est un pari risqué pour la ville de Paris mais qui a au moins le mérite de ne pas avoir cédé à l’immobilisme architectural qui étouffe la capitale française depuis trop longtemps. L’emplacement du bâtiment, un peu isolé – en face de la gare de Lyon et à coté de la gare d’Austerlitz – traduit la volonté de la mairie de rapprocher les parisiens de l’eau, une tendance que l’on observe dans toutes les mégalo-métropoles. Ce « gros paquebot vert » est ouvert sur la ville, très contemporain et s’inscrit dans le projet plus général de Paris Rive Gauche.

     La date d’ouverture a été sans cesse repoussée et la moitié des espaces n’est pas encore occupé. Une seule certitude : les locataires seront soigneusement sélectionnés. Ils doivent être audacieux et correspondre aux attentes. Si les métiers de la création sont le point fort de cette cité de la mode et du design, le lieu sera plus hybride, accueillant aussi loisirs, commerces, restaurants et espaces de démonstration et de rencontres. 
      Pour cette première programmation, on a le choix entre un salon de thé, un bar musical, des boutiques axées sur la jeune création, des espaces d’exposition confiés pour l’inauguration au Musée Galliera. L’espace musical sera d’abord géré par le Silencio et le salon de thé par le Pompon, autrement dit des pointures de la hype parisienne.

Les Docks, Cité de la mode et du design
www.paris-docks-en-seine.fr
34 quai d’Austerlitz, 13e


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