L’avenir prometteur de la petite ceinture

    23 kms de rails désaffectés en plein paris ? Un poumon vert de 50 hectares ? Oui, ça existe. C’est la petite ceinture. Un lieu unique, caché. Potentiellement une High Line puissance 10 !

   La belle au bois dormant attend un nouveau destin. La mairie de Paris veut lui dessiner un avenir réjouissant, entre balades, transport en commun et vocation ferroviaire. Une mixité d’usage qui sied parfaitement aux besoins de la capitale française.

   

L’histoire d’un petit bijou 

     Créée à la fin du 19e siècle et longue de 32 km, la petite ceinture fait le tour de la capitale à l’intérieur des boulevards des Maréchaux. Elle a des airs de friche industrielle car elle n’est plus utilisée pour le transport de voyageurs depuis 1934 – et depuis 1993 pour le transport de marchandises. Elle permettait notamment la mise en relation des gares parisiennes. Aujourd’hui, la partie ouest de la petite ceinture est empruntée par le RER C et plusieurs aménagements de promenades ont déjà été réalisés, dans le 15e et le 12e notamment. Mais elle reste un territoire libre, où la nature sauvage a repris ses droits. Les tags et la verdure se mêlent au béton et à la ferraille. Du coup, il existe une réelle biodiversité : la faune et la flore est impressionnante.

     Peu connue des parisiens et interdite, certains viennent quand même, illégalement, profiter d’une balade insolite et d’une aventure à chaque fois surprenante. Véritable respiration urbaine, c’est un lieu plein de poésie.

 

 

Une mixité d’usage à l’avenir

     La mairie de Paris planche actuellement sur son avenir. Tout naturellement, la petite ceinture peut se transformer, comme la promenade plantée et la High Line new yorkaise, en lieu de promenade. Mais on ne pourra pas en faire le tour à pied : à cause des tunnels, des ruptures, de la géographie des lieux. 

     Dans la proposition de la mairie, il est prévu trois usages distincts : une vocation ferroviaire inchangée à l’ouest et au nord (en violet), une ligne de tramway à l’est (en orange) et des promenades au sud (en vert).

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    S’il s’agira d’une mutation urbaine pour la partie sud, la biodiversité doit pour autant être préservée. En effet, certaines parties de la petite ceinture pourront être aménagés avec par exemple des plates-formes en bois et des ascenseurs mais d’autres espaces resteront sauvages, presque en friche et pourraient être gérés par des associations, des conseils de quartier ou des collectifs d’habitants.

     Quand aux tunnels, ils pourront servir à stocker de matériel ou accueillir des bars, des buvettes, des espaces associatifs et récréatifs, des salles de spectacle, des toilettes publiques… les idées ne manquent pas.

 

Lancement d’une grande concertation

     Suite au rapport sur le devenir de la Petite Ceinture par l’agence parisienne d’uranisme APUR, la Ville de Paris et RFF lancent une grande concertation sur son devenir, avec notamment la mise en ligne d’un site internet (lapetiteceinture.jenparle.net), d’un forum de discussions et l’organisation de multiples réunions publiques et ateliers thématiques. En outre, des visites seront organisées en janvier par RFF dans les 12e, 19e et 20e arrondissements.

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