Quelle ville pour une start-up ?

    Avec Telefonica Digital, le site Startup Genome a étudié l’attractivité des villes pour les entrepreneurs. Le site répertorie ainsi plus de 25 000 créateurs d’entreprises parmi 82 000 start-ups, sur une zone géographique qui couvre plus de 4 100 villes dans 138 pays et publie le classement suivant : 

1. Silicon Valleystartup-sign-300x225
2. Tel Aviv
3. Los Angeles
4. Seattle
5. New York 
6. Boston
7. London
8. Toronto
9. Vancouver
10. Chicago
11. Paris
12. Sydney
13. Sao Paulo
14. Moscow
15. Berlin
16. Waterloo
17. Singapore
18. Melbourne
19. Bangalore
20. Santiago

    Le rapport publié sur l’écosystème mondial des start-ups prend en compte l’âge des créateurs, le genre, la formation, le nombre d’heures de travail journalier, les produits, les ventes,… 

    La Silicon Valley, tout en haut du classement, demeure le centre de l’entreprenariat. Elle a d’ailleurs été utilisée comme référence pour comparer les autres villes. De manière générale, l’Asie est relativement absente du classement, ce qui s’explique aussi par le manque d’informations sur plusieurs régions asiatiques. 

    Si la Silicon Valley est toujours un eldorado pour entrepreneurs innovants, New York gagne du terrain et pourrait devenir la nouvelle Silicon Valley. Les géants Google, Apple, Facebook ou encore Twitter sont dans la Silicon Valley mais de petits nouveaux  comme Foursquare ou Tumblr se sont implantés à New York. De plus, New York s’impose comme la capitale mondiale des femmes entrepreneures (18 % de femmes contre 10 % dans la Silicon Valley). Les start-ups new-yorkaises sont aussi celles qui monétisent le plus tôt.

    Los Angeles arrive à la troisième place mondiale et Londres est la première ville européenne, grâce en partie à un important réseau de soutien et des formalités administratives allégées. En revanche, Paris, malgré des atouts et un environnement propice à l’innovation, ne parvient pas à hisser dans le Top 10. Toutefois, les start-up parisiennes monétisent aussi vite que leurs concurrentes de la Silicon Valley. Si le succès est moins au rendez-vous, c’est parce que les entrepreneurs parisiens lèvent en moyenne 62 % de fonds de moins que les américains. La difficulté de trouver des financements ainsi que le coût très élevé de l’immobilier freine donc l’innovation.
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