Le vélib enfin à NYC

    Le système de vélo partagé new-yorkais, les CitiBikes, a été enfin inauguré le 27 mai. La date de lancement avait été fixée au 31 juillet 2012 avant d’être repoussé au printemps, suite à un problème de logiciel et à des équipements endommagés par l’ouragan Sandy

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    Le système compte déjà 6 000 vélos dans 333 stations à Manhattan et à Brooklyn. Il devrait rapidement compter 10 000 vélos et 600 stations, devenant alors le troisième réseau plus important au monde derrière la ville chinoise de Hangzhou (environ 60 000 vélos) et Paris (plus de 20 000 vélibs).

Une station dans le West Village avant l'installation des vélos

Une station dans le West Village avant l’installation des vélos

    Le financement est différent des autres systèmes type vélib’. Les Citi Bikes sont entièrement financés par des entreprises privées : Alta, Citibank et Mastercard. Le groupe Ciki Bank a même donné sa couleur (bleue) et son nom aux Citi Bikes.

 

Un accueil mitigé

    Le concept n’a rien de novateur dans le monde et New York est habituellement une métropole qui s’adapte. Elle est même souvent elle-même à l’origine des nouvelles tendances. L’accueil n’a pourtant pas été si chaleureux. Les Citi Bikes vont bouleverser les habitudes de circulation et le paysage urbain et certains habitants l’ont bien fait comprendre. Majoritairement dans les quartiers chics de West Village ou de TriBeCa, à Manhattan, ou dans celui de Fort Greene, à Brooklyn, on s’est plaint des places de parking sacrifiées et de l’esthétique des  bornes.

     Ceci est sans compter les réactions irrationnels des conservateurs qui ne peuvent que détester les Citi Bikes et ce, pour cinq raisons, comme le souligne NY Mag : c’est initiative du maire de la ville (qu’ils n’aiment pas bien), c’est bon pour l’environnement (who cares?), c’est bon pour la santé (les américains sont libres et donc libres d’être en mauvaise santé), c’est le principe du partage (inacceptable) et en plus c’est inspiré des vélib’ français (donc d’un pays gravement socialiste). Cela en devient même absurde lorsque Daniel Greenfield explique dans Front Page que la secrétaire aux transports de la ville en charge du programme est la petite-fille d’un collaborateur nazi qui a subi les conditions difficiles d’après-guerre à Dresde. Du coup, pour se venger, elle chercherait à rendre les rues new yorkaises aussi impraticables que celles de Dresde à l’époque où son père y habitait. 

©nycmag.com
©nycmag.com

 

New York, ville cyclable

    Si un travail de sécurisation des rues reste à faire (notamment en augmentant le nombre de pistes cyclables), les mentalités doivent aussi évoluer pour que les Citi Bikes soient un succès. Toutefois, Manhattan, bien plus que Paris, semble avoir une morphologie idéale pour le vélo. Les avenues et les rues sont rectilignes, ce qui facilite l’orientation. Il n’y a pas de collines. Le métro n’est pas dense et en toile d’araignée. 

     Selon les prévision, le système partagé de vélos devrait générer 36 millions de dollars la première année et créer 170 emplois. Cette initiative s’inscrit aussi dans la lutte qu’a engagé New York contre les démons de l’Amérique  : pollution, embouteillages, obésité…

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